... Il était environ 2h30 du matin quand je regagnais ma chambre d'hôtel partagée avec les deux frères d'Epinay. Un hôtel 3*
qui juxtaposait la Mosquée du Prophète (Sala Allahou 'alayhi wa Salam).
Sans trop faire de bruit, je me rafraichissais avec une douche tiède et réparatrice puis, je me préparais
hativement et allais, le coeur vif, à la rencontre du Prophète (Sala Allahou 'alayhi wa Salam).
Je descendais les étages à toute allure, remettais ma clé à la réception, traversais la route qui me séparais du Harram (mosquée sacrée du Prophète
(Sala Allahou 'alayhi wa Salam) et tout d'un coup mes yeux étaient émmerveillé d'un paysage sublîme : les majestueux minarets, la coupole verte qui surplombe la mosquée
primaire du Prophète (Sala Allahou 'alayhi wa Salam), l'immense Mosquée, le pareterre lustrifié ressemblant à du marbre blanc, les grandes portes portant une
magnifique calligraphie au Nom de Mouhamed (Sala Allahou 'alayhi wa Salam)...Tout était magnifiquement bien agencé et le ciel était d'une douceur et d'une clarté fabuleuses.
Je marchais en direction de la coupole verte, arrivé aux portes de la mosquée primaire de Rassul Allah (sala Allahou 'alayhi wa salam), celles-ci étaient encore
fermées (car la Mosquée est fermée entièrement de minuit à quelques minutes de la première prière de l'aube (al fadjr)). Je patientais donc tout en contemplant les merveilles et les
bienfaits d'Allah 'aza wa jal sur cette terre bénie. Tout à coup, ce fut l'heure d'ouvrir les portes et la foule qui commencait à se former se précipita vers la ''rawda'' qui correspond à la
toute première structure composée par le Prophète (sala Allahou 'alayhi wa salam) et ses compagnons dont le Prophète (sala Allahou 'alayhi wa salam)
disait : entre ma maison et mon minbar (chaire) il y a un jardin des jardins du paradis. Je mis du temps à comprendre l'empressement des gens ...
Pris au milieu de cette foule, je contemplais la splendeur de l'architecture de la grande Mosquée
(construite postérieurement au Prophète (sala Allahou 'alayhi wa salam)) : ses
arcades en marbre blanc et noir, ses grandes allées, les fontaines de zamzam (eau bénie provenant de la Mecque), les beaux tapis doux et moelleux...et au loin j'appercevais [ou j'essayais de le
faire] la mosquée primaire, la rawda, la chaire, la térasse de Bilal (muezzin de l'islam appelant les musulmans à chaque prière obligtoire) les chambres des épouses du Prophète (sala
Allahou 'alayhi wa salam).
A cet instant là, je ne ressentais ni fatigue, ni faim, ni autre sensation désagréable à mon corps. Mon coeur
était pleinement satisfait de cette visite et mon âme appaisée. J'y étais enfin!
Après quelques pas difficiles, je foulais la terre tapissée de l'enceinte du Masjad anabawi acharif al awal (la
mosquée primaire du Prophète (sala Allahou 'alayhi wa salam)) : Je regardais d'une vue panoramique cet espace et le contemplais de tout mes yeux. Je priais ensuite 2 rak'ates de salut
aux anges, à la mosquée et à ses trois habitants (et rattrapais celles que j'avais manqué pendant le voyage) en attendant l'athan (appel) et la prière d'al fadjr. Après cette première prière qui
vaut 10 000 ailleurs, je m'engageais dans le couloir à sens unique menant à la tombe du Prophète (sala Allahou 'alayhi wa salam), ainsi qu'à celles juxtaposées des deux sahabas et deux premiers
califes de l'Islam Abu Bakr Assadik et 'Umar ibn Al Khattab (radiya Allah 'anhouma [qu'Allah les comptent parmi ceux qu'il a agrée]). La marche était contenue par une foule
immense. J'imaginais tout et je retenais difficilement mes larmes car je venais ici à la rencontre de l'être que j'aimais le plus au monde, cet être qui était pour moi vivant et qui
s'apprétait à m'accueillir (sala Allahou 'alayhi wa salam)!
Avant d'arriver à la tombe du Prophète (sala Allahou 'alayhi wa salam), je me souvenais de la bonne tenue du rite et reprenais mes notes en les révisant presque à même le dos de
mon voisin qui me précedait. A hauteur de l'enceinte, je scrutais l'endroit sous tout ses angles en prononçant parallèlement les du'as réservés à cette visite. Des gardiens sécurisaient
l'endroit et permettais à la foule de défiler sans s'entasser. Ce qui permettait un flux fluide et constant des visiteurs, bien que ceux-ci (dont moi) aurions préféré y resté eternellement
afin de
méditer sur ce lieu et d'invoquer Allah le très Haut de
toutes les invocations.
Le fait était qu'il fallait céder sa place rapidement aux suivants. Ce que je concédais et regagnais ma
chambre avec un certain regret.
Le soleil se levait et je devais dormir pour revenir vite et en pleine
forme.
Quelques heures plus tard, je me reveillais et rencontrais mes frères d'Epinay. Nous allâmes ensemble au Mesjid enabawi echarrif pour y accomplir la prière du ''midi'' dite salate a duhr. La
journée la mosquée avait un tout autre charme.
Cette vue me donnait une forte sensation de bonheur. Je vivais un moment d'intense joie tout en comtemplant ce grand espace mais ce qui captivait mon attention était indiscutablement la coupole
verte, là bas au loin. Je traçais déjà les pourtours de la toute première mosquée, je l'imaginais et j'imaginais Médine du temps du Prophète Sala Allahu 'alayhi wa salam et des sahabas; Des
maisons en argile au toit de pieds de palmiers, des ruelles, ici la maison d'hôte de 'umar, ici celle d'abu bakr, ici celle de 'Ali, ...(Radhiya Allahu 'anhum ajma'in- Que Dieu les agrée
tous), des palmiers, du sable, des chameaux, des chevaux, des puits d'eau ...et non loin aux alentours al baqi' (premier cimetière établi à Médine par le Prophète
(sala Allahou 'alayhi wa salam)) .
L'athan (l'appel à la prière) avait lieu et les gens se précipitaient comme d'un seul corps, d'un seul coeur tous répondions soumis à l'appel et à la bénédiction du tout puissant miséricorde
Allah 'azza wa jjal.
La mosquée contient d'innombrables portes. Nous empruntâmes celle qui nous semblait la plus proche d'environ 150 à 200 mètres de notre hôtel. Il s'agissait de la nouvelle mosquée
immense aux piliers imposant blanc et aux arcs d'une griffe mamelouke.

La mosquée était comble de pélerins et de gens de toute contrée.

Nous longeames l'une des nombreuses allée parallèles au rang de
prières puis nous nous établissâmes à un endroit en arrière-droite de la rawda echarrifa (un lieu situé dans la mosquée primitive du Prophète Sala Allahu 'alayhi wa salam dont
il disait : ''entre ma maison et mon minbar (chair) se trouve un jardin (rawda) des jardins du paradis'').
Nous fîmes la prière du Duhr avec une très intense concentration et un khoujou' (totale concentration spirituelle) naturellement inspiré.
Les prières (valant 10 000 ailleurs), alors nous en profitâmes pleinement.
Nous nous précipitâmes ensuite vers le couloir menant à notre bien aimé Prophète Sala Allahu 'alayhi wa salam où nous pûmes nous rassasier de la vue (de loin) de la chambre funéraire du Prophète
Sala Allahu 'alayhi wa salam et de celle de ses deux compagnons Abu bakr essadiq et 'umar ibn al Khattab (Radhiya Allahu 'anhuma - Que Dieu les agrée tout deux).
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